Enquête au sein du 11e arrondissement

Il y a un mois pile, c’était mon anniversaire et pour cette occasion comme on aime souvent le faire. Maud a écrit un jeu de piste pour moi. La différence cette fois-ci, le terrain de jeu était bien plus vaste, Paris. Enfin en l’occurrence le 11e arrondissement.

Le thème de ce jeu de piste, escape game, était le Paris de l’industrie. En effet le 11e arrondissement a joué un grand rôle dans les révoltes ouvrières du 19e siècle. Après l’installation d’une population plus aisée dans le quartier du 7e et 8e arrondissement au 18e siècle, le 11e arrondissement devient le nouveau lieu d’exercice des métiers artisanaux dans les domaines du textile, des métaux, des instruments de musique (la manufacture Couesnon), du verre, de la faïence et de la céramique (la manufacture Loebnitz). Encore aujourd’hui on y retrouve les vestiges de cette époque.

Je me retrouve tout d’abord au métro St Maur, où on me fournit, une première lettre cachetée d’un seau se composant d’une seule lettre, la lettre M.

On m’indique de me trouver à la cité Dupont une ruelle recouverte de coeur. Lors de cette première énigme, la plus grande épreuve fut la pluie qui nous tomba dessus, laissant quelque gouttes tomber sur la lettre, faisant couler l’encre.

Une énigme plutôt simple pour commencer une équivalence entre coeur et numéro et indiquée et quelques arithmétiques simples.

Dans l’énigme on m’indique de me présenter au numéro 6 de cette ruelle, sous ce numéro on retrouve 5 coeurs alignés les uns au-dessus des autres. Sur la lettre une légende est présente composant elle aussi 5 coeurs avec une équivalence avec des numéros.

On suppose alors que les coeurs représentent:

Il suffit plus que de calculer les équations en remplaçant les coeurs par les nombres.

J’obtiens une série de nombres qu’il est nécessaire d’interpréter. La première chose qui me sauta aux yeux c’est la proximité des nombres ne dépassant pas 27. Vous devez voir maintenant ou je veux en venir! En effet, en faisant une conversion des nombres en lettre de l’alphabet:
1 -> A
2 -> B

27 -> Z

en effectuant cette conversion, on obtient le mot “Lumière”

Une Interlude m’est alors fournie:

“La Lumière!…Gaudi te soufflera la réponse à la prochaine épreuve”.

Il est évident qu’il faut rejoindre l’atelier des lumières. Durant l’énigme précédente, la pluie devenait insupportable. Nous eûmes d’autres choix que de trouver une petite épicerie de quartier, nous permettant de nous abriter quelque temps et trouver un parapluie, nous permettant de nous protéger de cette fine bruine.

Nous voilà protéger nous avons pu continuer notre trajet jusqu’a l’atelier des lumières.

À destination une seconde énigme m’est fournie. N’ayant pas pensé à prendre une photo du lieu à mon arrivé vous ne pourrez avoir qu’une photo Google image, ou j’ai quand même pu être chanceux l’exposition était affichée \o/.

Cet escape game devait nous emmener faire cette visite. Malheureusement, la queue nous a empêchés de faire cette exposition sur Gaudi et Dali, Gaudi étant un architecte reconnu, ayant une grande inspiration . (https://www.atelier-lumieres.com/fr/gaudi). Mais ne commencer pas déjà à rechigner, un podcast une fois par mois est publié chaque premier dimanche du mois ou Maud Bernhardt vous parle d’une exposition qu’elle a faite, si vous êtes sage vous aurez probablement la chance d’avoir un podcast sur cette exposition courant Janvier!

L’exposition non faite on me fournit quand même la seconde énigme, surement plus difficile à trouver, mais non impossible.

Gaudi est l’architecte de la Sagrada Famillia et la Marche funèbre et le nom d’un morceau classique connu. Je divise alors en 2 les phrases et chaque ligne en un thème distinct, à mon avis il faut trouver l’artiste qui correspond le plus à la seconde partie de chaque phrase.

Gaudi :
- est né à Barcelone - travaillait dans le domaine de l’architecture - a été l’architecte de la Sagrada Famillia

L’artiste que l’on recherche : - est né à Varsovie - travaillait dans le domaine de la musique - est le compositeur de la marche funèbre

Je pourrais me flageller pour ça, mais la première pensée a été Mozart. Or Mozart n’a jamais écrit la marche funèbre. Il était considéré comme un Dieu par l’artiste qu’il a écrit et en honneur à Mozart, il avait choisi à son enterrement d’être enterré sous la musique du requiem de Mozart. Mais le seul artiste qui a écrit la marche funèbre n’est d’autres que Chopin.

D’ailleurs, il a été enterré en France pas loin d’ici, au cimetière du père la chaise, ne serais-ce pas notre nouvelle destination ?

Je me mis en marche vers ce lieu iconique de la capitale.

Me voilà devant la tombe de Chopin, connu pour être une des plus belles tombes du père la chaise et un des plus visités, on peut y voir plusieurs photos d’archive ou des pèlerinages sont organisés pour aller voir cette célèbre tombe. Ce que ces pèlerins ne savent peut-être moins c’est que cette tombe n’a en son sein seulement le corps de Chopin et non son coeur. Son coeur lui se trouve dans l’église Sainte-Croix de Varsovie dans un cognac de 172 ans à l’heure où j’écris ces lignes. En effet Chopin avait peur d’être enterré vivant, c’est pourquoi il avait demandé qu’on lui retire le coeur avant de l’enterrer.

Après un long interlude racontant ces funérailles grandioses à contrario de cette autre artiste qu’il admirait tant Mozart.

Une nouvelle énigme m’est fournie une légende définie pour chaque note un nombre allant 0 à 6.

Je commence par remplacer toutes les notes par les chiffres et je regroupe les chiffres quand les notes sont collées, j’obtiens alors:

4 62 . 44 5 54 36 3 6 2 5 61 6 0 5 5 53 4 , 2 . 5 43 2 6 52 5 0 43 2 142 3 4 5 4 3

On reconnait un motif ou on a <nombre>.<long_nombre>,<nombre>.<long_nombre>

quand on cherche un lieu on pense à des cordonnées GPS et effectivement cela ressemble bien à ce format!

Cependant le format GPS est le suivant X[X].XX…XX,X[X].XX…XX

Le premier nombre ne peut donc pas dépasser 99, les opérations possibles sont la concaténation, la multiplication, la soustraction et l’addition.

La concaténation est éliminée, car 462 est supérieur à 99. La multiplication de même la soustraction ne peut pas être possible 3 - 6 donne un nombre négatif

Il ne reste plus que l’addition qui donne :

48.859936257605584,2.572675072734543

Je me rends à cette destination en copiant ce résultat sur google maps.

Je me retrouve dans la rue des immeubles industriels. Une rue construite en 1873 sous plan pour correspondre aux critères modernes de l’époque et répondre au besoin d’activité “industriel” depuis 2 siècles de façon dispersée et anarchique. Émile Leménil fait construire 19 immeubles identiques à usage industriel et artisanal de 3 étages chacun, au-dessus de deux sous-sols, du rez-de-chaussée et d’un entresol, et surmonté de combles aménagés en logements.

Les ateliers se trouvent au rez-de-chaussée et à l’entresol. Le reste est constitué d’appartements qui bénéficient d’un très bon confort pour l’époque : gaz, eau chaude et froide au profit des artisans et ouvriers. L’ensemble est conçu dans l’esprit des sociétés ouvrières utopistes de l’époque.

Une nouvelle fois une énigme m’est fournie et cette fois-ci, c’est une énigme visuelle.

Je remarque que chaque devanture a des couleurs marquantes qui correspondent aux couleurs que l’on remarque sur l’énigme. Les devantures sur l’énigme ne sont pas complètes et sont découpées en 8 tronçons. En binaire un objet de taille 8 représente un byte, on pourrait essayer de représenter ces tronçons par un byte en en prenant la peinture comme un 1 et un 0 l’absence de peinture.

On obtient alors:
* pour le bleu : 4 + 16 + 32 + 64 = 116 => t * pour le marron : 8 + 32 + 64 = 104 => h * pour le noir : 32 => 2, mais en réalité il fallait trouvé “s” * pour le bleu : 64 + 2 + 1 = 67 => g, mais on me souffla dans l’oreille qu’une erreur c’était glisser et que cette lettre était incorrect * Pour le vert : 64 + 32 + 1 = 97 => a

Il est maintenant nécessaire de comprendre ce qu’il est nécessaire de faire avec ces lettres. Dans une énigme il est toujours important d’utiliser tous les indices mis à notre disposition, pour l’instant on m’a demandé de me rendre rue des immeubles industriels, mais cela ne m’a pas encore été utile. Je regarde alors autour de moi et j’essaie d’utiliser les couleurs des devantures comme indicateur d’ordre j’obtiens alors le mot chats.

On me fournit une nouvelle enveloppe m’indiquant de me retrouver dans le bar à chat.

Un bon moment pour se reposer, je me rends donc dans ce bar pour y prendre une bonne boisson chaude bien méritée.

Sur place un coffre protégé par un cadenas m’attend, en effet en plus de ma boisson un coffre rouge m’est apporté malheureusement, il est cadenassé… Il me faut trouver la combinaison. Pour ça la lettre fournie m’indique que le “café des chats” me donnera le code du cadenas, instinctivement la première idée qui me vient et de renseigner le nombre de lettres de chaque mot comme code du cadenas. Par chance la première idée est la bonne. Le coffre s’ouvre et libère un QrCode qui m’emmène à un chat en 3D.

Ce chat pourrait aider à la résolution de la partie deux de l’énigme. Si on compte les traits de la queue du chat on en compte 8. Quand on observe attentivement le chat, on remarque que l’animation fait une boucle où le chat se léche 2 fois la patte et il se gratte 3 fois l’oreille. Ce qui nous donne 8 x 3 + 2 = 26.

En buvant mon chocolat chaud je continue de lire la lettre qui m’indique que ma boisson pourrait m’aider… Mais comment est-ce possible que seul le fait de boire ma boisson puisse m’aider à résoudre cette énigme, c’est vrai qu’un peu de chaleur aide à mieux réfléchir, mais… Évidement, j’approche la lettre des vapeurs émanant de ma boisson et j’observe des lettres disparaitre et charronnes se dessine!

En avant, pour 26 rue de Charonnes.

Arrivé, rue de Charonne le lieu semble fermé, le passage L’homme est normalement accessible au 26 de la rue de Charonne en traversant un immeuble datant du XVIIIe siècle dont l’alignement a été revu au début du XXe. Avant le percement de l’avenue Ledru Rollin, ouverte par tronçons successifs entre la rue de Lyon et l’avenue Daumesnil dès 1859, puis entre la rue Basfroi et la rue Godefroy-Cavaignac jusqu’en 1931, un ensemble de ruelles étroites, dédale de courettes caractéristique, permet de rejoindre la rue de Charonne depuis le Faubourg Saint-Antoine, l’une des plus anciennes voies de Paris. La position stratégique de celui-ci sur le chemin menant de Paris à Vincennes où se trouve à l’origine le palais royal, sa proximité avec le port de l’Arsenal, lieu de transit des navires marchands de la ville, favorise le développement du commerce et de l’artisanat dès le XIIe siècle. Au XVe siècle, un décret royal exempte le Faubourg Saint-Antoine d’impôts divers ce qui entraîne une forte expansion du quartier sous l’impulsion des artisans. Les métiers du bois plus particulièrement liés à l’ameublement tels que menuisiers, ébénistes, doreurs, marqueteurs et ferrailleurs en font leur fief attitré.

Nous nous débinons pas et continuons notre chemin vers la prochaine énigme, mais quel est le prochain lieu où il faut se rendre ? L’interlude nous montre une phrase plutôt énigmatique écrite en miroir: “Le miroir regarde l’homme, l’homme regarde le miroir”

Je me regarde dans le miroir intérieur et je ne vois que moi, la définition d’un être unique est complexe, un nombre incalculable défini cet être entre l’innée, une date de naissance, un lieu de naissance, des gènes transmis par 2 autres êtres tout aussi uniques. L’acquis, qui se forme et complexifie des caractères hérités de ces géniteurs, formant une alchimie si complexe ou l’on semble apercevoir un caractère imprévisible alors que toutes les données d’un environnement complexe accumulé à instant T permettrais de prédire une suite d’événement aussi complexe qu’une vie humaine. Mais je m’égare tellement que me voyant partir dans une introspection si profonde, une nouvelle lettre m’ai fourni.

Il semblerait que l’on se jouait uniquement de moi.

Le prochain lieu se trouve au 77 avenue de Charonnes

Ce lieu mystérieux ne paye pas de mine, il fait partie de ces lieux secrets de la capitale. Paris est particulièrement propice à ce genre de lieu par sa construction même. Contrairement à La Toscane en Italie ou les bâtiments, sont de façade, les bâtiments parisiens ont une façade pour se protégé de la vue de la rue, mais le réel bâtiment se trouve derrière, un des exemples le plus connus et l’Élysée, ou plutôt devrais je dire l’hôtel particulier d’Évreux, un grand portail puis une large cour et enfin le bâtiment principal. Revenons au 77 avenue de Charonne derrière cette porte, on y découvre les ateliers réhabilités d’une ancienne cour industrielle.

Si vous n’avez jamais utilisé un monte-charge, c’est surement le meilleur endroit pour en prendre un! Vous arrivez en haut et vous pouvez admirer ce lieu hors du temps, me replongeant dans une époque que je n’ai jamais vécu.

Il est temps de décoller vers la prochaine épreuve, je suis bientôt vers la fin et intérieurement, j’ai envie de rester ici, ou les lumières de la nuit sublime ce lieu, le silence de la cour semble improbable dans une ville comme Paris.

Tellement absorbé par cet endroit que j’en oublie la dernière lettre que l’on m’a fournie.